De l’idée scientifique à l’innovation en santé : Genopole accompagne la recherche à chaque étape
Attirer les meilleurs talents scientifiques, faire émerger de nouveaux projets entrepreneuriaux et accompagner l’expérimentation des innovations au plus près des patients : Genopole déploie une palette de dispositifs complémentaires qui soutiennent la recherche et accélèrent le transfert des découvertes vers des applications concrètes.
ATIGE en chiffres
ATIGE, un accélérateur de carrières scientifiques
Parmi les dispositifs historiques de soutien à la recherche portés par Genopole, le programme ATIGE occupe une place particulière. Créé pour favoriser l’installation de nouvelles équipes au sein du biocluster, il contribue à renforcer l’attractivité du territoire et à développer des recherches de haut niveau dans les sciences du vivant.
Chaque année, un appel à candidatures permet à de jeunes chercheurs titulaires - ou en passe de le devenir - de bénéficier d’un financement de 250 000 euros sur trois ans afin de créer leur propre équipe au sein d’une unité de recherche du biocluster. Ce soutien constitue souvent un tournant décisif dans leur parcours, en leur donnant les moyens humains et financiers nécessaires pour transformer une ambition scientifique en programme de recherche structuré.
Depuis son lancement, le programme a permis la création de 37 équipes de recherche. Plusieurs lauréats ont ensuite accédé à des responsabilités majeures, certains devenant directeurs ou directrices d’unité. Au-delà de ces trajectoires individuelles, ATIGE participe au renforcement durable des axes stratégiques de recherche de Genopole.
Deux jeunes chercheurs qui illustrent l’impact du programme
Lauréats de l’édition 2024, Alaksh Choudhury et Partho Sarothi Ray incarnent pleinement cette dynamique.
Chercheur au sein de l’unité Génomique métabolique du Genoscope, Alaksh Choudhury s’intéresse à l’amélioration des capacités de production de la bactérie Escherichia coli, utilisée comme plateforme biologique pour fabriquer des molécules d’intérêt industriel telles que des médicaments, des ingrédients alimentaires ou encore des biocarburants.
Son objectif consiste à combiner ingénierie génétique et mécanismes d’évolution naturelle afin d’identifier les mutations susceptibles d’augmenter les performances de production de la bactérie. Une approche qui pourrait contribuer au développement de procédés industriels plus durables, en alternative à certaines synthèses chimiques particulièrement énergivores.
Le financement ATIGE lui a permis de recruter un premier post-doctorant, puis de constituer progressivement une équipe composée aujourd’hui d’un post-doctorant, de deux doctorants et d’un ingénieur de recherche. Installé au sein du Genoscope, il bénéficie également d’interactions scientifiques étroites avec plusieurs équipes expertes en ingénierie métabolique et biologie synthétique.
« Le programme ATIGE a été un formidable accélérateur. Il m’a permis de franchir une nouvelle étape dans ma carrière de chercheur », souligne-t-il.
Le programme ATIGE a été un formidable accélérateur. Il m’a permis de franchir une nouvelle étape dans ma carrière de chercheur.
Quelques laboratoires plus loin, Partho Sarothi Ray a rejoint l’unité Structure et Activité des Biomolécules Normales et Pathologiques (SABNP) pour explorer un autre défi scientifique majeur : comprendre les mécanismes moléculaires qui gouvernent la formation des métastases.
Son projet vise à analyser l’ensemble des ARN exprimés par les cellules métastatiques ainsi que les interactions entre ARN et protéines qui participent à la régulation de ce processus. Cette approche originale pourrait ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques face à un phénomène qui demeure aujourd’hui la principale cause d’échec des traitements anticancéreux.
Là encore, le soutien ATIGE a joué un rôle déterminant. Grâce au financement obtenu, le chercheur a recruté une ingénieure de recherche et engagé les premières expérimentations nécessaires à la génération de données préliminaires. Des résultats qui lui permettent désormais de candidater à des financements particulièrement compétitifs, parmi lesquels le programme européen ERC ou encore le programme Impact Santé de l’INSERM.
« Le financement ATIGE a été déterminant pour générer des données préliminaires, qui m’ont permis de déposer une candidature au programme ERC, particulièrement ambitieux », explique-t-il.
Le financement ATIGE a été déterminant pour générer des données préliminaires, qui m’ont permis de déposer une candidature au programme ERC, particulièrement ambitieux.
Cette proximité favorise les collaborations interdisciplinaires et l’émergence de nouveaux projets. Alaksh Choudhury et Partho Sarothi Ray envisagent ainsi déjà des travaux communs dans le cadre d’appels à projets futurs.
À travers ces parcours le dispositif ATIGE démontre sa capacité à attirer des talents internationaux, à structurer de nouvelles équipes de recherche et à faire émerger des projets scientifiques ambitieux. Une mission essentielle pour préparer les innovations qui répondront aux grands défis sanitaires, environnementaux et industriels.
250 000 €de financement sur 3 ans.
37 équipes créées depuis le lancement du programme.
26 %du budget de Genopole consacré aux activités scientifiques.